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> Techniques d’haubanage de l’arboriste


> Dans un contexte urbain conditionné par son environnement social et patrimonial,
l’arbre est souvent sujet à caution


En effet, ses capacités biomécaniques déjà prises en défaut lors des grandes intempéries telles la tempête de décembre 1999, la sécheresse de l’été 2003 suscitent des réserves de la part du public quant aux aptitudes du végétal à supporter les forces de torsion, de flexion, de compression et de tension exercées dans l’ensemble de son houppier sous l’influence des flux aérodynamiques.

Que les raisons de ces échecs soient parfois induites par des modes de gestion inappropriés (souvent inexistants depuis le plus jeune âge du végétal) ou des actions pédologiques traumatiques ne joue pas en sa faveur. Les résultats financièrement ou humainement désastreux des chablis ou des chutes de branches maîtresses impliquent des décisions sécuritaires de plusieurs ordres.

Parmi les actions préventives aux risques de rupture, certains préconisent de réduire la « voilure » en effectuant des écimages et des réductions de branches charpentières, d’autres effectuent des tailles d’éclaircie qui éradiquent totalement les ramifications internes du houppier, d’autres encore abattent systématiquement l’arbre.

Certains décident de procéder à un haubanage des branches.

Sans entrer dans le détail des méthodes, il faut noter que souvent empiriques et inconsidérées, ces actions peuvent générer des dégâts importants à l’arbre et à plus ou moins court terme des risques de rupture contraires à l’effet recherché au départ.Le haubanage, s’il est bien réalisé, peut être une solution non traumatisante pour l’arbre.

L’utilisation de cette méthode de consolidation peut dans certains cas être précédée d’une action de taille d’allégement pratiquée avec parcimonie dans le respect du végétal. En tout état de cause, il ne faut jamais oublier que le compromis à la pérennité du végétal nécessite un suivi rigoureux.

Aujourd’hui, peu d’études scientifiques ont été menées pour analyser et définir la réelle efficacité de la pose de haubans. En effet, il arrive que des branches correctement consolidées se soient brisées lors de coups de vent violents, malgré tout les dégâts ont été minimisés ou évités par l’action de rétention appliquée par le câble ou la tresse.

Le haubanage est une technique qui demande d’avoir une bonne connaissance du végétal, notamment de ses capacités biomécaniques. Il faut être informé des techniques fiables, qui n’engendrent pas de blessure à l’arbre. Une bonne gestion des arbres dès leur plus jeune âge peut limiter les risques de rupture lorsqu’ils seront adultes, notamment en ce qui concerne les écorces incluses. Ce problème majeur pourrait être évité par une taille de formation moins traumatique pour l’arbre.

Les différents montages ne doivent pas modifier le flux des sèves. Ils doivent permettre les oscillations naturelles des branches et du tronc.Installer des haubans n’est pas un travail d’amateur, c’est l’affaire de professionnels avertis, formés et consciencieux. On observe trop souvent des installations empiriques, non vérifiées régulièrement, pouvant entraîner des accidents graves.

Les fiches téléchargeables ci-après renseignent sur les techniques d’haubanage : Consultez les PDFs (Accessibles uniquement aux abonnés)
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